Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Afrique Droits de l'Homme Développement Union Africaine Droit africain

Publicité

Femme, quelle participation dans les processus de prise de décision et de développement ?

Par Mathieu Dehoumon
 
Beaucoup de femmes sont aujourd’hui exclues des lieux et processus de décision à travers le monde. Cette situation qui conforte encore l’égoïste et injuste supériorité masculine sur la femme montre combien celle-ci se voit encore refuser ses droits fondamentaux. Plusieurs textes internationaux admettent pourtant l’égalité entre homme et femme et garantissent les droits des femmes pour plus de justice sociale.
 
Le développement des sociétés passe indubitablement par la quête permanente de la paix, de la justice et de la sécurité pour les groupes sociaux et les individus, qu’ils soient hommes ou femmes. Cette logique qui sous-tend les initiatives juridiques en faveur de l’égalité – et donc contre les inégalités homme/femme – justifie la nécessité d’une mobilisation en faveur du développement durable, lequel s’appuie sur les apports quantitatifs et qualitatifs tant des hommes que des femmes.
 
Si en Afrique et plus généralement dans les sociétés en voie de développement[1], malgré l’enracinement des barrières culturelles[2], on prend de plus en plus conscience de l’importance de la place de la femme dans les lieux et processus de décision et de développement[3], en Europe ou dans les pays développés[4], on traduit de plus en plus dans les actes, cette conviction de l’égalité entre homme et femme avec le déploiement d’un lobbying fortement soutenu par les organisations, associations et ONGs.
 
La Commission de l’Organisation des Nations Unies pour la Condition de la Femme[5] œuvre justement pour la participation égale des femmes et des hommes dans les processus de prise de décision. Aussi, se mobilise-t-elle pour le renforcement de la participation des femmes au développement. Ce sont d’ailleurs les deux volets thématiques qui focalisent l’attention des membres de la Commission[6] réunis dans sa 50ème Session. Plus de 50 ministres ou hauts fonctionnaires, dont la Ministre française, Catherine Vautrin[7], et plus de 3.000 représentants d'ONG.
 
Selon la Vice-Secrétaire générale de l'ONU, Louise Fréchette, il n'est pas d'outil plus efficace du développement que l'émancipation des femmes et des filles. Ainsi se justifie l’autre grand thème qui enrichira les débats de cette session : « Le renforcement de la participation des femmes au développement : instauration d'un environnement propice à l'égalité des sexes et à la promotion de la femme, notamment dans les domaines de l'éducation, de la santé et du travail ».


[1] Les sociétés en voie de développement ne désignent pas seulement les sociétés africaines. Mais les sociétés africaines sont pour la plupart des sociétés patriarcales.
[2] OCDE, document de travail N°235, La condition des femmes en Inde, Kenya, soudan et Tunisie, Christian Morrisson avec la collaboration de Silke Friedrich
[3] Cette prise de conscience se traduit dans les nouveaux textes juridiques africains et dans l’engagement plus ouvert des femmes en matière de politique et de développement
[4] Participation équilibrée des femmes et des hommes aux processus de décision, adopté par le Parlement européen de la Résolution du Parlement européen sur le rapport de la Commission au Conseil, au Parlement européen et au Comité économique et social sur la mise en oeuvre de la recommandation 96/694 du Conseil du 2 décembre 1996 concernant la participation équilibrée des femmes et des hommes aux processus de décision, Procès Verbal du 18/01/2001.
[5] La Commission de la condition de la femme a été créée en juin 1946. Elle est chargée de formuler des recommandations au Conseil économique et social (ECOSOC), sur la promotion des droits de la femme dans le domaine politique, économique, civil et social. Elle est aussi chargée d'attirer l'attention sur des problèmes urgents concernant les droits de la femme et nécessitant une attention immédiate. La Commission est également chargée depuis 1995 de suivre la mise en œuvre de la 4ème Conférence internationale sur le droit des femmes qui s'est tenue à Pékin et notamment le Plan d'action qui y a été adopté.
[6] La Commission de la Condition de la Femme est composée de 45 membres élus par l'ECOSOC. Elle est présidée cette année par Carmen María Gallardo du Salvador.
[7] Catherine Vautrin est Ministre déléguée à la Cohésion Sociale et à la Parité auprès du Premier Ministre, Dominique de Villepin
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article