Par Mathieu Dehoumon
A partir du 19 juin prochain, les 47 membres du Conseil des Droits de l’Homme, élus directement et individuellement par l’Assemblée Générale de l’ONU, siègeront à Genève pour promouvoir et défendre le respect de toutes les libertés fondamentales liées à la personne humaine.
Les membres du Conseil sont des représentants de pays élus par groupe continental. Ainsi, pour :
- le groupe des Etats africains (13 sièges) : Afrique du Sud, Algérie, Cameroun, Djibouti, Gabon, Ghana, Mali, Maurice, Maroc, Nigeria, Sénégal, Tunisie, Zambie
- le groupe des pays asiatiques (13 sièges) : Arabie saoudite, Bahreïn, Bangladesh, Chine, Corée du Sud, Inde, Indonésie, Japon, Jordanie, Malaisie, Pakistan, Philippines, Sri Lanka
- le groupe des Etats d'Amérique latine et des Caraïbes (8 sièges) : Argentine, Brésil, Cuba, Equateur, Guatemala, Mexique, Pérou et Uruguay
- le groupe Europe occidentale et autres Etats (7 sièges) : Allemagne, Canada, Finlande, France, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suisse
- le groupe Europe de l'Est (6 sièges) : République tchèque, Pologne, Russie, Ukraine, Azerbaïdjan, Roumanie
A la suite de cette élection, le Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, déclare que la forte participation à l’élection démontre la volonté partagée des Etats Membres de « remplacer l'ancienne Commission des droits de l'homme par un organe qui pourra travailler de manière plus efficace et qui pourra incarner les idéaux des droits de l'homme avec plus de crédibilité ». La noble mission du Conseil l’amènera à conduire un examen de l'action de tous les pays du monde dans le domaine des droits de l'homme, à commencer par ses propres membres. Pour Kofi Annan, « cela donnera aux membres la chance de montrer la fermeté de leur engagement à promouvoir les droits de l'homme à la fois dans leur pays et à l'étranger ».